Dimanche 17 février 2008 7 17 /02 /Fév /2008 22:44
                                        QUAND LE DANEMARK S'EMBRASE : 
                                          Emeutes sociales contre le gouvernement d'extrême droite


Le Danemark a connu en effet la semaine passée six  nuits d'émeutes urbaines après celles de mars et octobre 2007 (suite à la fermeture d'une maison de jeune). 
Peu d'informations circulent dans les grands médias de l'hexagone, ceci ne voulant sûrement pas montrer aux citoyens une image différente des pays nordiques souvent cités en exemple.
De même qu'ils n'ont pas envie de montrer que la France n'est pas le seul pays "émeutier" de l'Union Européenne . 
Je dispose de peu d'informations sur ces émeutes danoises.
Voici celles fournies par l'AFP (Agence France Presse) :
 


Nouvelle nuit de tensions entre jeunes et police au Danemark
LE MONDE | 16.02.08 | 12h49
STOCKHOLM CORRESPONDANCE


Le Danemark a connu sa cinquième nuit de troubles, vendredi 15 février, durant laquelle des groupes de jeunes ont mis feu à des voitures, des conteneurs à ordures et à une école, à Copenhague, ainsi que dans plusieurs villes danoises. 
La police a noté que les incidents étaient d'intensité moindre que les nuits précédentes, notamment suite aux appels au calme lancés par des imams ou à l'action de voisins qui filment les émeutiers, mais elle s'attend à un week-end tendu.

Tout est parti de Norrebro, un quartier difficile de la capitale danoise, où la police a récemment renforcé ses contrôles. Des émeutes y avaient déjà eu lieu en mars et en octobre 2007 suite à la fermeture d'une maison pour jeunes. 
Dans la nuit de vendredi à samedi, au moins sept voitures ont été incendiées. Onze adolescents ont été interpellés, et les pompiers ont été accueillis par des jets de pierres. 
A Arhus, dans l'ouest du pays, cinq jeunes d'origine étrangère ont été arrêtés, notamment pour violences contre la police. 
Au moins une douzaine d'incendies ont été recensés. 
A Odense, deux jeunes de 16 ans ont été interpellés alors qu'ils étaient en train de mettre le feu à une école.

La situation est confuse, car plusieurs problèmes se superposent : tensions sociales dans les milieux issus de l'immigration, révolte contre le comportement de la police jugée raciste et violente, réactions à la recrudescence de contrôles antidrogue ou exaspération contre la nouvelle publication des caricatures de Mahomet. 
Un millier de musulmans de l'organisation islamiste Hizb-ut-Tahrir ont ainsi manifesté calmement, vendredi après-midi, à Copenhague contre la publication des caricatures, alors qu'au même moment, à Gaza, plusieurs milliers de manifestants défilaient contre le Danemark. 
Après l'opération de police qui a déjoué, mardi 12 février, à Arhus, la tentative d'assassinat contre un caricaturiste auteur du dessin de Mahomet avec un turban en forme de bombe, dix-sept quotidiens danois ont publié ce dessin en guise de solidarité.

Sixième nuit consécutive d'émeutes au Danemark
samedi 16 février 2008, 15:09

Une quinzaine de jeunes ont été arrêtés à Copenhague et dans tout le Danemark à la suite d'une sixième nuit consécutive d'émeutes de jeunes qui ont incendié des voitures et des bennes à ordures.
Six personnes ont été interpellées dans la capitale, selon des sources policières, alors que huit autres étaient arrêtées dans d'autres villes du pays, selon les médias locaux.

"A Copenhague, nous avons dénombré 28 voitures incendiées, 35 feux de bennes à ordures et 14 de poubelles", a indiqué l'inspecteur en chef de la police locale Lau Thytesen. 
Cinq des jeunes interpellés à Copenhague sont poursuivis pour incendie volontaire alors que le sixième a été relâché.
Des émeutes ont également été signalées dans la deuxième plus grande ville danoise Aarhus ainsi qu'à Odense et en Zélande du Nord.
Les causes de ces troubles ne sont pas complètement identifiées. Les jeunes qui agissent par petits groupes, ne sont pas vraiment organisés et n'ont pas indiqué leurs motivations.
L'un des organisateurs d'une manifestation pacifique anti-raciste vendredi, Rasmus Lingnau Amossen, a expliqué au quotidien Politiken que beaucoup de jeunes se sentaient harcelés par la police dont ils sont convaincus qu'elle se livre au délit de faciès.
La police a récemment été autorisée à effectuer de manière aléatoire des recherches d'armes même en l'absence d'indices ou de soupçons. 
Elle a mené des opérations dans des quartiers de Copenhague à forte concentration en immigrés comme Noerrebro et Vesterbro où ont démarré les émeutes la semaine passée.

"J'ai parlé avec certains d'entre eux et leur ai demandé pourquoi ils faisaient cela. Ils disent que c'est à cause du harcèlement dont ils sont victimes en relation avec les fouilles policières", a indiqué M. Amossen.

"Quand la police arrête toute personne ayant des traits arabes ou avec la mauvaise couleur de peau et laisse passer les autres, c'est du racisme", a-t-il estimé.


Voilà pour les informations fournis par l'AFP.

Voici maintenant une analyse à chaud mais à distance de la situation par un internaute s'exprimant sur le forum discussion d'Indymédia : 

[J'viens d'en entendre parler ce samedi pour la première fois... alors que selon la dépêche qui m'a appris ces émeutes (AFP), elles en sont à leur sixième jour.
Il y a déjà eu plus de 55 arrestations et inculpations... Vu le nombre d'habitants au Danemark (5 400 000), c'est déjà un chiffre élevé: ça équivaudrait en France à 600 arrestations!

C'qu'il faut retenir de la dépêche, ce sont ces deux points de vue là: " les troubles n'ont rien à voir avec l'affaire des caricatures car ils ont démarré avant", [...] "les émeutes touchent des villes où la population étrangère n'est pas significative".

Le point commun entre les émeutiers n'est ni la religion musulmane ni telle ou telle appartenance ethnique: c'est, plus vraisemblablement, la pauvreté!
Pour occulter la dimension sociale des émeutes, le gouvernement danois essaye sans doute, avec la complicité des médias, de faire croire que ces troubles sont fomentés par des islamistes et des dealers, comme sarkozy l'a fait en France en 2005 (sans grand succès, puisque même les RG ont démenti les assertions du ministre de l'Intérieur). 
En ce sens, le spectacle de l'"affaire des caricature bis" surgit opportunément (mais n'est-ce qu'une coïncidence?) pour donner du grain à moudre à ceux qui voient dans ces émeutes la confirmation de la thèse du "choc des civilisations"...

Une remarque en passant sur le "formidable" travail effectué par l'agence de presse Reuters... 
Dans une dépêche du vendredi 15 février consacrée à l'affaire des caricatures , il est fait mention du fait que "Plusieurs centaines de musulmans ont défilé vendredi dans la capitale danoise en criant 'Allah est grand' pour dénoncer la nouvelle publication d'un des dessins incriminés" Soit...
Mais, dans une dépêche du lendemain (c'est-à-dire de samedi), les "plusieurs centaines de musulmans" de la veille sont devenus "plusieurs centaines de milliers". 
Sans être excessivement paranoïaque, on peut supposer qu'il ne s'agit pas là que d'un lapsus... surtout que la seconde dépêche concerne les émeutes au Danemark - émeutes qui ont commencé avant la re-publication d'une caricature du "prophète"... 
On comprend que, pour les confusionnistes professionnels de Reuters, il était tentant de faire l'amalgame entre deux évènements qui n'ont manifestement pas grand chose à voir... 
On peut même parier sans grand risque que, comme en France en 2005 - où les islamistes de l'UOIF ont émis une fatwa appelant au calme - les imams jouent en ce moment un rôle modérateur dans les émeutes. 
La religion est du côté de l'ordre, et l'ordre, c'est la bourgeoisie!

J'ai trouvé un court article en anglais sur un indymedia. On y apprend notamment que les émeutes ont commencé suite au passage à tabac d'un vieil immigré par les flics...

En cherchant bien, il y a sans doute d'autres infos sur le sujet, donc affaire à suivre.]

Voilà pour le peu d'informations, d'analyses et de témoignages que je peux vous fournir.
Il semblerait bien que le Danemark,  très souvent cité en "exemple" de modèle social capitaliste avec la fameuse mais non moins fumeuse "flexisécurité" ne soit pas réellement un paradis social mais une société dans lequel on retrouve la même inégalité dans la distribution des richesses (tare dû au système capitaliste) ainsi que le même racisme latent que l'on retrouve dans nombre de pays de l'Union Européenne. (Un certain Nicolas Sarkozy n'a t'il pas parlé de "racailles" en parlant des jeunes des quartiers populaires?)
La tactique du gouvernement  de droite xénophobe danois est bien connue : 
Il s'agit pour eux de détourner l'attention des citoyens danois sur la misère des quartiers populaires en désignant des boucs émissaires, c'est à dire les immigrés de confession musulmane dont la culture et la religion en feraient de mauvais citoyens non adaptable à la société danoise.
La publication d'une caricature provocante dans le principal journal conservateur du Danemark et les chiffres délirants annoncés par la presse vis à vis de la manifestation de protestation contre la caricature auquel ont participé un millier de musulmans (l'Agence Reuters parlant de centaines de milliers...) confirment la stratégie du gouvernement danois de désignation de boucs émissaires pour passer sous silence la question des inégalités économiques. 
Le gouvernement peut s'appuyer pour développer sa tactique sur quelques fanatiques islamistes qui n'hésitent pas à monter des opérations commandos visant à assassiner les journalistes osant publier des caricatures représentant Mahomet. 
Mais la grossière tentative de désignation de boucs émissaires par le gouvernement danois doit être dénoncée de la façon la plus vive. 


Vive les révoltes des quartiers populaires danois !

La religion c'est l'opium du peuple ! 

Paix entres les peuples, guerre entres les classes !!!


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Par Les nouveaux partisans
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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /Fév /2008 18:20

                                                                
                              Le scrutin uninominal à deux tours : 
             
l'outil idéal de la classe dirigeante pour imposer le bi-partisme

Les dernières élections législatives en 2007 se sont tenues lors d'un scrutin dit "uninominal à deux tours", l'ensemble des députés(es) étant élus(es) selon ce type de scrutin. 
Pas un(e) seul(e) député(e) ne fut donc élu(e) par un scrutin de type proportionnel. 
L'analyse des résultats de cette élection révèle une tendance lourde en faveur du bi-partisme.
Voici les résultats : 

- Extrême gauche (PT/LO/LCR) 0 siège

- PCF (parti communiste) 15 sièges

- Les Verts (écologistes) 4 sièges

- PS et alliés (centre gauche) 204 sièges

- Modem (centre droit) 3 sièges

- UMP et alliés (droite néo-libérale) 320 sièges = majorité absolue

- MPF (droite pétainiste catho) 1 siège

- FN (droite fascisante) 0 siège

- Non affiliés, divers : 31 sièges

En effet, si l'on additionne les voix de l'UMP et du PS, on obtient près de 524 députés sur 577.
Une véritable razzia d'un côté (UMP et PS), une véritable banqueroute de l'autre (Modem, LCR, LO, PCF, Vert, MPF, FN).
Si l'on examine cette fois le score de l'ensemble des partis dit institutionnel, c'est à dire l'UMP, le Modem, le PS, le PCF et les Verts, on obtient la quasi totalité des sièges.
En revanche, les autres partis, qu'ils soient "d'extrême-droite" (FN ) ou 'd'extrême-gauche" (LCR, LO, PT) n'ont pas un(e) seul(e) député(e). 
Ceci peut paraître surprenant de premier abord au vu de l'audience, certes minoritaire, de ces partis qui recueillent les suffrages de plusieurs millions de citoyens. (plus d'un million de voix pour le FN, un peu moins d'un million pour "l'extrême gauche" durant les législatives 2007 mais surtout presque 4 millions de suffrages en faveur du FN durant l'élection présidentielle de 2007 et 1,5 million de voix pour la LCR, 1/2 million pour LO et 1/2 million pour les altermondialistes).

On ne peut  pas dire que ce système de scrutin uninominal à deux tours permette une bonne  représentativité des citoyens français.

Mais si l'on analyse en profondeur en quoi consiste ce type de scrutin et les raisons historiques de sa mise en place dans l'hexagone, les choses s'éclaircissent rapidement.
Avec la fin de la Seconde Guerre Mondiale naît la IVe République, qui adopte comme mode de scrutin  pour l'élection des députés(es) celui de la proportionnelle intégrale.
Tous(tes) les députés(es) seront donc élus(es) à la proportionnelle, bien que le mode de scrutin ait vite évolué vers une proportionnelle non intégrale.

Comment fonctionne l'élection d'une assemblée avec la proportionnelle intégrale?
Quelle que soit la circonscription dans laquelle le(la) citoyen(ne) se trouve, il(elle) vote pour une liste nationale présentée par un parti. (exemple PCF, MRP, SFIO, ect...)
A la fin de l'élection, on additionne les voix au niveau national et on répartit les sièges de député(e) à la proportionnelle entre les partis. Exemple : Le PCF après la guerre totalisait à peu près un tiers des voix, il obtenait donc à peu près un tiers des sièges. 
La forte représentation du Parti Communiste Français à l'Assemblée Nationale ne plaisait pas à la bourgeoisie française. C'est pour cela que les caciques du gaullisme, dont le chef était revenu au pouvoir à la faveur du putsch d'Alger en 1958 mettront rapidement un terme à ce mode de scrutin . Très vite, celui-ci en termine avec la IVème République et fait adopter par référendum (toujours) en 1958 la Ve République (celle que nous connaissons aujourd'hui).
C'est avec la Ve République que le scrutin uninominal à deux tours sera institué.
La classe dirigeante française compte en effet s'appuyer sur ce mode de scrutin pour ruiner électoralement le PCF.

Le raisonnement est simple : Avec ce type de scrutin, les voix ne sont plus comptées au niveau national mais au niveau local puisque chaque député(e) est élu(e) dans une circonscription. 
Il n'y a donc plus de listes au niveau national, les partis politiques doivent maintenant présenter une liste locale avec une tête d'affiche (censée représenter  le parti au niveau local). 
Autre changement, l'élection ne se déroule plus sur un tour mais sur deux. 
Certes, on peut être élu au premier tour mais pour cela, il faut recueillir la majorité absolue (50% plus une voix). 
Si aucun candidat n'arrive à obtenir la majorité absolue, on procède à un  second tour qui départagera les candidats qui , sauf à de rares occasions, ne sont plus que deux. (il faut en effet faire plus de 20% des voix pour être présent au second tour).
Hors dans le jeu des alliances politiques, le PCF est isolé vis à vis des autres partis.
Le résultat est sans appel : Si dans un grand nombre de circonscriptions il arrive en tête au premier tour, le second tour, faute d'alliances, fut un désastre.
Avec ce mode de scrutin, tout en gardant le même nombre de voix au premier et second tour (un peu moins d'un tiers de l'électorat), le PCF perdit les 2/3 de ses députés.
Joli tour de passe-passe de la part des partis de la classe dirigeante pour affaiblir l'épouvantail stalinien. 

Mais au delà de la question du PCF, cette exemple nous permet de comprendre pourquoi ce mode de scrutin est anti-démocratique et privilégie les grands partis de la nomenklatura, seuls capables d'arriver au second tour et d'y nouer des alliances pour gagner. 
Mais la question des alliances politiques au second tour n'est pas le seul aspect anti-démocratique du système. 
La prime majoritaire accordée au parti ayant le plus grand groupe de députés(es) à l'Assemblée Nationale (sous prétexte d'obtenir des majorités stable) enfonce encore un peu plus les petites listes. 
Notons également qu'il est très aisé, avec le système des circonscriptions, de jouer avec le découpage de ces fameuses circonscriptions afin de privilégier tel ou tel candidat. 
En effet, imaginons une banlieue très à gauche faisant partie de deux circonscriptions, l'une de gauche, l'autre basculant un coup à droite, un coup à gauche. Si on est de droite (c'est un exemple), quoi de plus facile que de redécouper la circonscription centriste de tel manière d'en expulser la partie "banlieue" afin d'éviter que trop de voix de gauche ne fasse perdre le candidat de droite.
Ce genre de magouilles (je ne vois pas d'autres mots pour désigner ce genre de pratique) peut se révéler très utile pour gagner un nombre non négligeable de sièges. 

Enfin, et c'est peut être le pire des travers de ce mode de scrutin, il favorise l'émergence de petits seigneurs, arc boutés pendant des décennies sur la défense de leur "fief" électoral
En effet, il ne s'agit plus de voter pour une liste au niveau national (pour des idées et un programme avant les individualités) mais pour une tête d'affiche locale, soutenue par un parti (les idées et le programme passent donc après). Une fois élu(e), le (la) maire est très difficile à battre aux élections suivantes car le fait de proposer des têtes d'affiches revient à effacer le combat des idées au profit des personnes. On ne vote plus pour un parti et des idées, on vote pour un homme ou une femme.
(le même phénomène avec ses travers se retrouve vis à vis de l'élection présidentielle).
Ce type de scrutin, en éveillant en priorité chez les citoyens les sentiments amicaux ou visuels (lui il est sympa je le connais, celle-là a une belle gueule, ect...) vis à vis de leurs futurs(es) élus(es) les dépolitisent peu à peu et favorisent donc la démagogie à outrance.
Le(la) citoyen(ne) dépolitisé(e) va très vite acquérir des réflexes sentimentaux vis à vis de son choix électoral et les petites réflexions du style : "lui, il fait du bon travail", "elle, je la connais, elle m'a serrée la main au marché", "lui il est venu apporter des chocolats à la maison de retraites", ect... vont fuser et plus grave, vont déterminer en grande partie l'issue du scrutin, favorisant le clientélisme le plus nauséabond.
Et donc, sauf accident, le(la) maire sera rééllu(e) , et encore rééllu(e), et encore...
Le système permet donc à certains individus de devenir de vrais petits seigneurs (personnalités locales selon la langue bourgeoise) régnant en maître sur leur fief.

Les cas sont légion mais dans le 92, par exemple, on peut citer l'indéboulonnable André Santini (UMP) à Issy les Moulineaux. 
Dans le 93, c'est Jean-Pierre Brard (PCF) qui joue au petit "caudillo" dans son fief de Montreuil. 
C'est en effet une sacré ironie de l'histoire, mais force est de constater que le PCF, qui s'arc-boute piteusement sur ses derniers fiefs locaux profite aujourd'hui d'un système qui l'avait à moitié démoli lors de son instauration. 


On peut donc saisir la grande différence existant entre le scrutin à la proportionnelle intégrale et le scrutin uninominal à deux tours, le résultat en terme de représentation des différents courants politiques à l'Assemblée Nationale n'étant pas le même.

Examinons  l'élection législative de 2007 avec les mêmes votes mais avec application de la proportionnelle : 

16 sièges pour l'extrême gauche avec 3,3% des voix (contre 0 ajd)

22 sièges pour le PCF avec 4,5% des voix (contre 15 ajd)

12 sièges pour les Verts avec 2,8% des voix (contre 4 ajd)

155 sièges pour le PS et ses alliés avec 27,2% des voix (contre 204 ajd)

41 députés pour le Modem avec 7,4% des voix (contre 3 ajd)

246 sièges pour l'UMP et ses alliés avec 41,3% des voix (contre 320 ajd)

16 sièges pour le MPF avec 3,3% des voix (contre 1 ajd)

20 sièges pour le FN avec 4,2% des voix (contre 0 ajd)


La différence saute aux yeux et encore, avec une élection législative à la proportionnelle, les scores en faveur des petites listes grossiraient car beaucoup de gens, avec le système actuel, ne votent pas pour leurs idées au premier tour mais pour faire passer le candidat le moins pire en vue du second tour.
On peut donc se dire que les deux grands partis n'écraseraient pas autant l'élection en cas de changement de scrutin. 
On imagine alors ce que pourrais donner une Assemblée Nationale à la proportionnelle intégrale : Une meilleure représentation des différents courants politique. 

Attention, je ne dis pas que la proportionnelle intégrale est la panacée, puisqu'elle s'appliquerait dans la démocratie bourgeoise, qui resterait contrôlée par la même classe dirigeante qu'aujourd'hui.
La vraie démocratie, autogestionnaire avec mandats révocables à tout moment reste à construire.
Mais pour cela, il faudrait se débarrasser de la nomenklatura politico-médiatico-économique qui confisque le pouvoir depuis un certain nombre d'années. 
Rappelons encore une fois que la démocratie, c'est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple. 

La démocratie sera autogestionnaire ou ne sera pas !!!



André Santini le cacique usé d'Issy les Moulineaux
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Jean-Pierre Brard, le seigneur intemporel de Montreuil
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Par Les nouveaux partisans
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Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /Fév /2008 22:51
                                Parti Socialiste et UMP : même combat? 


L'alliance de l'UMP et du Parti Socialiste contre la tenue d'un référendum sur le nouveau traité européen  rédigé par Nicolas Sarkozy  aura eu raison de la "démocratie" .

Petit rappel nécessaire, le 29 mai de l'année 2005, au terme d'un débat passionné de plusieurs mois, les citoyens de l'hexagone se prononçaient contre le projet de constitution européenne élaborée par V. Giscard d'Estaing à près de 55% . 
Cette victoire du NON provoqua un véritable séisme politique autant dans la bourgeoisie  de droite (UMP/UDF) que dans celle de gauche (PS).
Il faut dire que ce référendum s'annonçait comme une formalité pour la nomenklatura française, tous les médias de masse (quotidien, chaîne de télé) étant pour le OUI, tout comme les deux grandes formations politiques de l'hexagone (le PS et l'UMP, c'est à dire le président, le gouvernement et une écrasante majorité de députés).
On connaît la suite : après un débat de plusieurs mois impliquant l'ensemble des formations politiques (de "l'extrême gauche" à "l'extrême droite"), texte à l'appui, le camp du NON l'emporta.
 

Mais la nomenklatura française, humiliée sur ce coup là, ne songeait alors qu'à prendre sa revanche sur ces crétins de citoyens qui n'avaient pas suivis ses consignes de vote. 
Mais comment faire passer une constitution rejetée par 55% des citoyens.
Le candidat à la présidentielle UMP  de l'époque, Nicolas Sarkozy, adopta une ligne très claire : si il est élu, il présentera un traité simplifié qui ne sera pas ratifié par référendum mais par voie parlementaire.
La candidate du Parti Socialiste, Ségolène Royal promettait elle un référendum. 

Aujourd'hui, force est de constater que Nicolas Sarkozy a tenu parole. 
Car en moins d'un an il a réussi d'une part à convaincre les nomenklaturas des pays de l'Union Européenne de ratifier son nouveau traité "simplifié ( appelé traité de Lisbonne car c'est dans cette ville qu'il a été ratifié), et d'autre part à le faire adopter en France par voie parlementaire, privant les citoyens de leur droit décisionnel en ne convoquant pas un référendum.

Ségolène Royal et le Parti Socialiste ont eux mentis aux citoyens de l'Hexagone, le PS ayant tout fait pour torpiller la convocation d'un éventuel référendum. 
En effet, pour convoquer un référendum malgré la majorité UMP hostile à tout référendum, il fallait éviter qu'une majorité des 2/3 de l'assemblée (sénateurs + députés) convoquée à Versailles le 4 février 2008 pour voter la  modification de  la constitution française afin de l'adapter au nouveau traité européen se dégage. 
Hors, le PS avait la possibilité, par un vote massif de ses élus contre cette modification de la constitution française, de mettre en échec la majorité UMP qui ne disposait pas à elle seule des 2/3. 
Oui mais voilà, au PS, la démocratie passe après les désirs de revanche de la bureaucratie mortifère (Hollande, Royal, Strauss Kahn, Valls, ect...) qui règne sur le PS depuis les années "Mitterrand".
Hollande, Royal et consort, outrés par le vote NON au référendum de 2005 (ils défendaient avec acharnement le OUI)  ont pris leur revanche sur les nonistes de la manière la plus simple  et la moins dangereuse pour eux : Ils ont suivis la tactique de Nicolas Sarkozy, à savoir de ratifier le nouveau traité "simplifié" (qui n'est qu'une pâle copie de la défunte constitution ultra-libérale) par voie parlementaire.

Mais il restait un écueil difficile à résoudre
Comment faire pour que la convocation d'un référendum capote tout en s'opposant à l'UMP?
Hollande, en maître des coups fourrés (des années de bureaucratie, ça forme aux magouilles) a rapidement trouvé la solution.
Il a ordonné aux groupes socialistes des deux assemblées (sénat et assemblée législative) de s'abstenir lors du vote de Versailles.
En s'abstenant, il pouvait faire valoir une position différente de l'UMP sur la forme mais sur le fond, s'abstenir revenait à voter OUI puisque l'abstention, si elle n'est pas majoritaire, n'est pas reversée si pour le OUI, ni pour le NON. Un joli tour de passe-passe en définitive, dont le grand timonier social-libéral était visiblement fière, arborant un large sourire devant les caméras juste après le vote.

On ne peut que déplorer un tel coup de poignard donné dans le dos de la démocratie.
Heureusement,  quelques dizaines de députés et sénateurs PS ont votés contre la modification de la constitution, sauvant leur honneur face à l'image catastrophique renvoyée par leur parti, en naufrage continu depuis l'arrivé de Nicolas Sarkozy à l'Elysée. .

La conclusion de tout cela : 

Les citoyens de l'hexagone se sont fait roulés dans la farine et la nomenklatura bourgeoise a pris sa revanche sur la grande majorité de la population qui avait osée s'opposer à son bon vouloir.
Une fois de plus, on ne peut que déplorer ce nouveau recul du peu de "démocratie" qu'il subsiste dans l'Hexagone.
La France, menée d'une main de fer par la nomenklatura politico-médiatico-économique (UMP/MODEM/PS, médias de masse et MEDEF) est en voie avancée de Poutinisation. 

Il est temps pour les citoyens ne réagir et de s'organiser collectivement pour reprendre le contrôle de leur territoire. 
Sans réaction rapide, on assistera à la naissance d'une nouvelle "démocratie dirigée" (expression inventée par des russes lucides sur la Russie de Vladimir Poutine)
Je rappellerai pour terminer la définition de la démocratie (la vraie, pas la bourgeoise) que beaucoup de citoyens ne semblent pas connaître ou avoir oubliés : 
"C'est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple".


AUX ARMES CITOYENS !!!



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Par Les nouveaux partisans
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Mercredi 30 janvier 2008 3 30 /01 /Jan /2008 14:47

 

 

Fédération des syndicats de travailleurs du rail

17 boulevard de la libération – 93200 – Saint Denis

Tel 01 42 43 35 75 - Fax 01 42 43 36 67

federation-sudrail@wanadoo.fr

www.sudrail.org

 


DIRE 
NON à l’injustice de classe,

à la répression antisyndicale !

 


Deux cheminots de l’Etablissement Traction de Paris Sud Est passent en conseil de discipline le 6 février. La direction réclame la sanction la plus lourde avant révocation : le dernier avertissement et 6 à 12 jours de mise à pied.

 


Pourquoi un tel acharnement ?

Dans le premier cas, il s’agit d’un gréviste qui au bout de 6 jours de grève s’est engueulé avec un militant FGAAC (syndicat maison contrôlé par la SNCF) brisant la grève. L’échange fut vif, certes, mais sans la moindre agression physique. 
La direction entend lui infliger un dernier avertissement et 6 jours de mise à pied : soit la 9ème sanction sur une échelle de 11, les deux dernières étant la radiation et la révocation. Quelle disproportion par rapport aux faits reprochés !

 


L’autre a laissé filmer la réalité quotidienne d’un agent de conduite de banlieue par la télévision du service public : la direction lui promet aussi le dernier avertissement et 12 jours de mise à pied !

 


Sanctionner un délégué qui a exercé son droit à l’information, afin d’essayer de rétablir un minimum de vérité, au moment où tout le monde, gouvernement et médias, expliquait que depuis la fin de la vapeur, il n’existait plus de métier pénible a la SNCF : doit on laisser faire, peut on laisser faire ? Assurément NON !

 


Au vu de la disproportion des sanctions réclamées, il apparaît évident que la direction veut museler le syndicalisme. 
L’engagement dans un syndicalisme de lutte, la direction de la SNCF veut le combattre, par tous les moyens. 
C’est tout le syndicalisme revendicatif qui est jugé à travers ces deux conseils de discipline. 
D’ailleurs ce ne sont pas des cas isolés : dans plusieurs régions la « justice patronale » tente de faire régner (son) ordre et la répression frappe des militants SUD-Rail, mais aussi FO ou CGT …

 


La fédération SUD-Rail appelle l’ensemble des organisations syndicales à faire front commun contre la répression. 
La propagande patronale ne lésine pas sur les moyens : ainsi à Paris Rive Gauche pour se débarrasser d’un militant CGT, elle l’accuse d’avoir agressé un DPX. 
La fédération SUD-Rail ne se trompe pas d’ennemi : là aussi, c’est sans hésitation que nous avons dit que nous étions disponibles pour refuser ensemble l’arbitraire ! Face à la répression antisyndicale, privilégier un réflexe sectaire du type « ce n’est pas notre affaire » serait suicidaire pour l’ensemble du mouvement syndical !

 


La direction adopte une attitude de plus en plus répressive envers les militants syndicaux. Rappelons qu’elle a accusé, sans la moindre preuve des agents engagés dans la grève, d’avoir commis des actes de malveillance, faisant ainsi passer les cheminots, pour des saboteurs aux yeux de l’opinion publique.

 


La direction veut briser le syndicalisme revendicatif, tous ensemble répondons lui : Résistance ! Ne les laissons pas faire.

 


TOUS AU RASSEMBLEMENT
 
MERCREDI 6 FEVRIER A 13H30 
RENDEZ VOUS GARE DE LYON

 


Répression... Pas seulement à la SNCF : 

Le gouvernement veut museler les étudiants en grève contre la réforme des universités. Dans plusieurs villes (Tours, Lyon, Perpignan, Montpellier, Rennes, Paris,…) de nombreux de militants étudiants ont été arrêtés !

 


Pendant les fêtes de fin d’année, un militant de SUD Etudiant Rennes, a comparu pour des chefs d’inculpation totalement incongrus et fallacieux. Le verdict sera rendu le 6 février. 
A Rennes toujours, un camarade, chômeur qui a soutenu le mouvement sur toute sa durée, comparaît lundi 28 janvier pour « port d’arme » (un canif dans sa poche de pantalon !) et « dégradations légères ».

 


A Montpellier, le 25 janvier, un militant de SUD Etudiant passait devant le TGI pour « outrage et rébellion » et « incitation à l’émeute » suite à la 2ème évacuation violente par les forces de l’ordre de l’université Paul Valéry.
 Ce chef d’inculpation libre de toute interprétation et sans preuve tangible met dangereusement en cause le droit de grève. Il est condamné à un mois ferme ou 40h de travaux d’intérêt généraux (TIG).

 


A Paris, un militant de Paris 4, est accusé de « coups et blessures » lors d’une échauffourée entre des grévistes et des anti-grévistes. 
Aucune preuve de sa participation à la rixe n’a été apportée mais il risque pourtant 5 ans fermes et 75 000 euros d’amende !

 


Ces arrestations, ces condamnations sont passées sous silence malgré leurs démesures. La répression du mouvement social, de plus en plus forte, est intolérable et nécessite une réponse collective au niveau local et national.

 


Autre exemple, en Kanaky, où l’Etat colonial a recours à la violence policière et militaire pour essayer de faire taire ceux qui luttent. 
En témoignent, la féroce répression des grévistes de l’USTKE qui s’opposent à VEOLIA…

Face à cette offensive autoritaire de l'état contre les libertés citoyennes, nous devons réagir et arrêter de regarder passivement la situation se détériorer. 
Car les mouvements sociaux sont la plus pure expression de la démocratie, les citoyens exprimant leurs désaccords avec ceux "censés" les représenter. Attaquer et réprimer les mouvements sociaux et donc la pire attaque faite à la démocratie.

 

 
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Jeudi 24 janvier 2008 4 24 /01 /Jan /2008 00:31
                  L'énergie du désespoir des habitants du guetto palestinien de Gaza...

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Plusieurs explosions ont retenties près de la frontière entre l'Egypte et Gaza le mercredi 23 janvier.
Des palestiniens ont en effet détruit en plusieurs points le mûr en béton  séparant les deux territoires, la frontière étant fermée depuis juin 2006. (Au sud de la bande de Gaza, près de Rafah)
De plus, il faut savoir que depuis le coup de force du Hamas en 2007, le terminal de Rafah est quasiment scellé alors qu'il était devenu l'unique fenêtre vers le monde extérieur pour la bande de Gaza depuis le retrait israélien de 2005.
Enfin, depuis le 17 janvier, Israël a imposé un blocus de la bande de  Gaza (comme à Cuba avec les USA) en riposte à la multiplication des tirs de roquettes palestiniennes contre le sud de son territoire. 

Il n'est pas nécessaire de faire un dessein sur ce que représente ce blocus en terme d'approvisionnement en  biens de première nécessité pour les palestiniens vivant dans la bande Gaza.
Tout comme l'embargo Nord Américain étouffe petit à petit la population cubaine en l'enfermant dans la misère, le blocus imposé par Israël est une pure folie au niveau humanitaire.

Mardi, devant les critiques de la communauté internationale (bien timides toutefois), qui craignait une crise humanitaire dans un territoire pauvre de 1,5 million d'habitants, Israël a "consenti" a desserré son étau autorisant la livraison de 360000 litres de mazout destinés à approvisionner l'unique centrale électrique de la bande de Gaza (qui avait été bombardée par Israël durant la guerre contre le Liban de l'été 2006). 

Suite à la destruction partielle de cet énième "mur de Berlin", les 2000 membres des forces de sécurité égyptiennes déployés à la frontière  par le dictateur égyptien et allié d'Israël Hosni Moubarak n'ont pas réagis quand des milliers de palestiniens sont subitement sortis de leur gigantesque prison à ciel ouvert pour aller s'approvisionner en biens de première nécessité.
Ces palestiniens, une fois ces biens de première nécessité achetés n'ont pas cherché à fuir (de toutes façons, ils ne pouvaient pas, la police égyptienne bloquant les points de passage derrière Rafah) mais ont tranquillement repassés le point de passage "réouvert" pour rejoindre leurs habitations. 
On notera le silence remarquable de nos dirigeants politique sur la situation dramatique du guetto de Gaza. ( Mr Sarkozy est bien silencieux pour une fois...)
Voici le témoignage d'un médecin palestinien du guetto de Gaza sur la situation : 

«Des jeunes, des hommes, toutes les personnes qui ont besoin de produits d’alimentation essentiels, des médicaments pour leur vie quotidienne sont aujourd’hui encore partis à Rafah, dans la partie égyptienne de la ville. J’y suis allé également pour acheter du lait pour mes enfants, notamment pour le dernier qui a trois mois, et aussi du carburant. Il n’y avait vraiment plus rien à Gaza, les prix avaient été multipliés par trois, voire par quatre pour certains produits.

On passe le mûr à pieds, dans une brèche d’une vingtaine de mètres de large. Il y a des milliers et des milliers de gens qui franchissent ainsi la frontière sous l’œil des forces sécurités palestiniennes et égyptiennes qui laissent faire sans rien dire, sans demander de papiers. D’après les informations dont nous disposons, les Egyptiens ont installé un dispositif de contrôle à 50 kilomètres au sud de la frontière pour éviter que des palestiniens fuient Gaza sans revenir. Heureusement, pour nos besoins à l’hôpital, surtout en médicament, nous avons reçu hier soir une donation de médecins égyptiens.

Ces gens qui font leur course n’agissent pas forcément avec des visées politiques: ils ont d’abord faim et veulent se soigner car pendant des mois, rien n’a pu pénétrer à Gaza. Après l’embargo (le 17 janvier), nous n’avions ni eau, ni électricité, ni carburant. Je suis resté trois jours et trois nuits dans l’obscurité et sans chauffage. Certains hôpitaux ont fermé car les générateurs ne pouvaient plus fournir assez d’énergie. Le premier jour sans électricité, cinq personnes sont mortes car les machines ne pouvaient pas fonctionner. Seuls les blocs opératoires pour les malades en danger de mort sont restés ouverts.

Depuis sept mois, nous vivions emprisonnés à Gaza. Cette prison a été explosée mercredi. C’est une première. Si nous continuons à vivre enfermés, il y aura d’autres explosions à nouveau à Rafah ou bien dans les territoires israéliens."

Mais cette ouverture dans la frontière n’est pas une solution. Nous ne pouvons pas continuer à vivre ainsi, à passer la frontière comme des vagabonds, des illégaux. Il faut qu’Israël, la Palestine et l’Egypte se réunissent pour rouvrir le point de passage au sud de la bande de Gaza.»

Tout comme à Cuba ou dans l'Irak de l'ère Saddam Hussein, non seulement les blocus économiques sont un fiasco politique (le Hamas sort renforcé de cette nouvelle épreuve) mais surtout ils plongent dans la misère des populations entières.
Les blocus économiques sont inhumains et n'amènent rien si ce n'est à renforcer la haine et l'esprit de revanche d'une population contre une autre.
Il faut donc en finir avec le blocus économique d'Israël sur le guetto de Gaza et celui de l'Empire Américain sur la petite île de Cuba. 

Mais il sera bien difficile de contraindre Israël à cesser d'utiliser ce genre de méthodes pour gagner sa guerre de colonisation contre les palestiniens.
Israël est en effet alliée sur cette question à l'Egypte ainsi qu'à  l'empire américain et l'ONU est impuissante quelque soit le conflit, tout comme l'était la SDN.
Ceci n'est pas étonnant dans un monde capitaliste où tout se joue au "rapport de force".
Aujourd'hui, sur la question palestinienne, le rapport de force est toujours favorable à Israël mais pour combien de temps?
Israël, en jouant le jeu de la force risque de payer très cher le retour de bâton. (la population israélienne la plus défavorisée subit déjà régulièrement les rockets katiuschas tirés depuis la bande de Gaza )

Et pourtant, beaucoup de gens croient encore à la paix, qu'ils soient palestiniens, israéliens ou étrangers au conflit.
Mais pour qu'une paix soit signée, il faudra qu'Israël accepte de rendre une grande partie des territoires annexés à l'autorité palestinienne afin que celui-ci puisse  construire un état palestinien viable et souverain. 

En attendant, en France nous pouvons agir.
Il existe un certain nombre de comité chargé d'aider la population palestinienne.
De même, le port du fameux keffié permet de populariser cette lutte dans les pays dont les gouvernements soutiennent de façon passive l'action d'Israël. (La France de Nicolas Sarkozy par exemple)
Il existe plein de petites actions qui peuvent permettre, à notre petite échelle, de faire bouger les choses au Proche-Orient. 

A nous de nous mobiliser !!!





Par Les nouveaux partisans
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Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /Jan /2008 20:00

                    Modernisation du marché du travail : Une victoire pour le MEDEF


La négociation sur la réforme du marché du travail s’est achevée la semaine dernière par un projet d’accord signé par 4 des 5 syndicats de travailleurs dit "représentatif", c'est à dire FO, la CFTC, la CFDT et la CGC (confédération générale des cadres). 
Seule la CGT, parmi les syndicats représentatifs  n'a pas signée cet accord.
Mais ce n'est pas le seul syndicat à s'opposer à cet accord, l'Union Syndicale Solidaires, qui n'a pas été  invitée aux négociations, s'oppose également à ce texte.
Il faut en effet souligner que l'Union Syndicale Solidaires, très active dans les luttes des travailleurs, n'est pas considérée comme représentative alors qu'elle est issue d'un syndicat considéré comme représentatif (la CFDT).
Madame Parisot, au nom du Medef, s'est réjouit de cet accord ratifié par 4 syndicats après 6 mois de négociations.
Il faut dire que le MEDEF  a de quoi être satisfait.

Tout d'abord sur la forme de la "négociation". 
Avec monsieur Sarkozy à la tête de l'état, les négociations sont maintenant forcées d'aboutir sous peine de voir le gouvernement se charger de décider arbitrairement  des mesures à prendre concernant l'enjeu de la  négociation, c'est à dire ici le marché du travail.

Les syndicats de travailleurs, obligés par avance d'arriver à un accord, ont en quelque sorte la corde au cou au vu des liens unissant ce gouvernement et le syndicat des patrons, le MEDEF. 
Toujours sur la forme, pour qu'un accord soit validé, il suffit d'obtenir la signature de la majorité des syndicats de travailleurs dit "représentatifs", c'est à dire 3 sur 5.

On comprend donc tout de suite que le gouvernement, en interdisant à Solidaires le statut de syndicat représentatif offre au MEDEF une grande bouffée d'oxygène. 
Car avec Solidaires, le syndicat de travailleur le plus combatif, c'est la signature de 4 syndicats sur  6 qu'il faudrait obtenir.

Mais le pire concerne le fond de cet accord ratifié par 4 des 5 syndicats dit "représentatifs".

En effet, cet accord est présenté comme un « bon compromis » entre flexibilité voulue par le patronat et sécurité pour les salariés, une démarche « donnant-donnant » entre syndicats et patronat !
La réalité, au vu du contenu, est beaucoup moins idyllique : ce projet est totalement déséquilibré et répond avant tout à des exigences que le patronat voulait obtenir depuis longtemps. Certes, des inflexions et des aménagements ont été concédés par le Medef à la dernière minute, sans doute pour obtenir la signature de certaines organisations, mais au bout du compte c’est d’abord plus de flexibilité et de précarité pour les salariés ! 

Parmi ces mesures, on trouve notamment : 

- L’allongement de la période d’essai : fixation d’une période d’essai entre 1 et 2 mois pour les ouvriers, 2 et 3 mois pour les techniciens et agents de maîtrise, 3 et 4 mois pour les cadres. Cette période pourra être renouvelée 1 fois, soit respectivement 4, 6 et 8 mois. C’est un détournement de la finalité de la période d’essai qui sera ainsi utilisée, non plus pour vérifier l’aptitude au poste de travail, mais pour permettre de licencier sans motif.
- Le licenciement « à l’amiable » baptisé « rupture conventionnelle » : il s’agit d’une convention de licenciement passée entre un salarié et son employeur, qui devra être entérinée par le directeur départemental de l’emploi ; cette procédure prive le salarié de tout recours en prud’hommes.
- La création d’un contrat à objet défini : c’est un nouveau contrat de travail d’une durée incertaine (entre 18 et 26 mois). Il serait réservé aux ingénieurs et cadres et, pour l’instant, à titre expérimental. Le principe d’un tel contrat généralisé n’est pas acceptable.
- Pour l’assurance-chômage : l’accord fixe un cadrage général pour les prochaines négociations de l’assurance-chômage qui auront lieu dans le premier semestre 2008. Ce cadrage prévoit que les droits à indemnisation seront liés à la situation du marché du travail : il s’agit par avance de définir des arguments pour réduire les indemnités ; d’autant plus que le projet prévoit aussi la possibilité de raccourcir encore les périodes d’indemnisation. Il s’agit aussi de multiplier les pressions sur les demandeurs d’emploi pour accepter une offre « valable » d’emploi : rappelons que le Président Sarkozy a annoncé des sanctions pour les chômeurs refusant 2 offres « valables » : qui va définir ce qu’est une offre « valable » d’emploi ?

Ces dispositions constituent des remises en cause extrêmement graves de droits collectifs fondamentaux des salariés, de leur possibilité de recours face à l’arbitraire patronal. Elles vont dans le sens d’une « négociation » de gré à gré voulue depuis longtemps par le Medef.

Les quelques dispositifs de l’accord favorables pour les salariés sont de faible portée et pour beaucoup renvoyés à des négociations ultérieures, voire soumis à l’accord de l’employeur.

Cet accord précarisera encore plus l’emploi. Il ne répond pas aux exigences de réelle sécurisation des parcours professionnels passant par un nouveau statut du salarié garantissant une réelle continuité des droits sociaux. 

Reste maintenant à se demander pourquoi 4 syndicats censés représenter les travailleurs ont acceptés de signer un tel accord.

Pour la CGC (confédération Générale des cadres), rien d'étonnant. Ce micro-syndicat (quelques milliers d'adhérents) ne représente pas les intérêts des travailleurs de base mais des cadres.
On se demande d'ailleurs pourquoi ce type de syndicats est appelés par le gouvernement pour négocier des "réformes" visant les travailleurs de base.

Le fait que la CFTC signe l'accord n'a rien d'étonnant non plus. En déclin depuis la fin de la seconde guerre mondiale et sa scission interne qui a vu naître la CFDT, ce petit syndicat ne représente plus grand monde à part sa bureaucratie qui semble perdre les pédales.
La justification de la signature de la CFTC par son secrétaire général Jacques Voisin   lors des dernières négociations est édifiante et démontre l'absence de ligne syndicale claire dans cette organisation  : "Ce n'est pas un bon accord mais c'est un bon accord puisqu'on le signe. Tout reste à faire".

La CFDT à depuis longtemps cessée d'être un syndicat combatif pour devenir un syndicat co-gestionnaire pur et dur, c'est à dire une véritable courroie de transmission du patronat à destination des travailleurs. 
C'est bien simple, depuis plusieurs années, la deuxième centrale syndicale française qui compte encore 700000 adhérents a tout signée, de la casse des régimes de retraites du public en 2003 (avec au passage une belle trahison vis à vis du mouvement  d'ampleur s'opposant à ce recul social) à l'accord sur la modernisation du marché du travail en passant par la nouvelle convention Unedic pour les intermittents du spectacle.
Ce syndicat, qui durant les années 70 faisait la promotion de l'autogestion, est devenu, en un mot, un syndicat jaune. 

Enfin, reste le cas de FO. 3ème syndicat français avec 500000 adhérents, issue d'une scission de la CGT (aidée par la CIA), cette organisation, capable de mobiliser fortement quand elle en donne l'ordre, reste une bureaucratie syndicale de plus.
Mais, plus grave encore, cette centrale syndicale s'est elle aussi pliée, résignée à accepter la mondialisation néolibérale comme horizon indépassable.
Conséquences? FO, comme la CFDT et la CFTC négocient purement et simplement les conditions de sa défaite à chaque conflit social, ne croyant plus à la victoire. 
C'est cette ligne syndicale défaitiste et résignée qui lui fait signer cet accord défavorable pour les salariés.
(cf la photographie montrant son secrétaire général, Jean-Claude Mailly serrant la main de Laurence Parisot, la présidente de la républ... OUPS  désolé du Medef)

La deuxième question que l'on peut se poser est : La CGT et Solidaires, les seuls syndicats n'ayant pas approuvés l'accord, seront ils assez fort pour mobiliser les salariés contre ce nouveau recul social face au patronat?

Au vu de l'état actuel du rapport de force entre salariés et employeurs, cela semble compliqué mais une riposte est nécessaire si les salariés ne veulent pas se faire prendre un à un les acquis sociaux durement gagnés par les anciennes générations.
Et quand le rapport de force, dans la lutte des classes,  s'inversera cette fois-ci en faveur des travailleurs, pourquoi ne pas rêver à la conquête de nouveaux acquis sociaux.

Citoyens, que vous soyez étudiants, travailleurs, chômeurs, retraités : Il faut une riposte de la société civile face à la nomenklatura française qui ne cesse de gagner du terrain et de restreindre les possibilités de contre-attaque (exemple : l'adoption du service minimum dans les transports puis bientôt dans l'éducation).
Nous ne sommes pas seuls à subir, en Espagne, deux grèves dures se sont déroulées durant les vacances de noël : 
- Une à Madrid des techniciens de surface qui a duré 21 jours avec au bout une partie des revendications satisfaites. (malgré un service minimum obligatoire allant de 50% à 80% !!!)
- Une à Barcelone des conducteurs de bus qui continue en ce moment même.

La meilleur résolution que l'on peut adopter est de se promettre de tout faire pour que la société civile ne se fasse pas étouffer par la nomenklatura politico-économico-médiatique.




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Par Les nouveaux partisans
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Dimanche 13 janvier 2008 7 13 /01 /Jan /2008 23:45
                                              Les USA, un empire en crise :


Après l'incident entre les vedettes iraniennes et les navires de guerre américain, le gouvernement américain, par l'intermédiaire de George Bush a fait monter un peu plus la pression lors de la tournée proche orientale du numéro 1 américain. 
Le leader des républicains, G.W Bush n'y est pas allé de main morte dans son discours d'Abou Dhabi (aux Emirats Arabes Unis, "alliés" des USA ), déclarant notamment que "les actions de l'Iran menacent la sécurité des pays à travers le monde".
G.W. Bush a part ailleurs ajouté que "L'Iran est aujourd'hui le principal Etat à parrainer le terrorisme dans le monde".

Soyons clair tout de suite : je ne défendrais pas le modèle iranien (république islamiste) avec lequel je suis en total désaccord. 
L'Iran est en effet une dictature enkystée dans la pauvreté, les privilèges d'une petite caste de dirigeants et dans la réaction. 
En résumé, l'Iran me paraît être une dictature ultra conservatrice, un peu sur le modèle de l'Espagne franquiste ultra-catholique.
Néanmoins, il paraît assez déplacé de voir le président des USA faire de l'Iran une menace mondiale, G.W. Bush et ses faucons soutenant toujours la dictature pakistanaise du général Mousharraf qui lui, contrairement à son homologue iranien, possède la bombe atomique. 
En effet, ce discours sur la menace mondiale iranienne doit résonner d'une manière particulièrement désagréable pour les milliers de libanais et de palestiniens ayant subis la destruction quasi complète de leur pays par la grande "démocratie" israélienne.
Les USA avait en effet à peine critiqué la guerre de destruction menée par leur allié israélien  au Liban.
On peut se convaincre que décidemment, les USA ne manque pas de culot, mais derrière cette envie de plus en plus manifeste d'aller faire la guerre à l'Iran, il y a surtout une fuite en avant d'un empire aux abois.

Ces dernières années, l'empire américain a eu la désagréable surprise d'assister à l'émancipation de son arrière cour, l'Amérique du Sud, même si celle ci est incomplète, des pays comme la Colombie étant toujours dirigés par un gouvernement très dépendant de son puissant voisin du nord. 
Néanmoins, il faut comprendre l'impact d'un Hugo Chavez ou d'un Evo Morales en Amérique Latine, dirigeants qui n'hésitent pas à insulter purement et simplement la superpuissance mondiale.
Comme un malheur n'arrive jamais seul, l'expédition irakienne s'est soldé en fiasco, les USA traînant aujourd'hui le bourbier irakien comme un boulet. On pourrait par ailleurs faire le même constat de l'expédition afghane mais les USA ne sont pas seul dans ce bourbier, la France participe également au désastre qui verra malheureusement le retour des Talibans au pouvoir à plus ou moins long terme.
Enfin, l'affirmation  progressive de la Chine comme superpuissance, le retour de la Russie sur la scène diplomatique ( bien que n'ayant pas la moitié du pouvoir qu'avait l'URSS), le fiasco des révolutions "démocratiques" en Ukraine et en Géorgie plonge les USA dans le doute.

Face aux difficultés, la superpuissance mondiale, touchée économiquement par une crise qui risque à court terme de faire des dégâts (et pas seulement aux Etats Unis) semble opérer une fuite en avant.
Pour faire oublier aux millions d'américains précaires leur situation et faire de nouveau avaler à ces citoyens la potion ultra-libérale, quoi de plus efficace qu'une bonne guerre contre le leader de l'Axe du mal?
Le choix de l'Iran comme cible semble idéale, outre le fait qu'il y a du pétrole à voler (comme en Irak), par son côté intégriste islamique chiite, Bush et ses faucons pourront rejouer les croisés : 
- Le bien (l'Amérique évangélisée) contre le mal (l'Iran islamiste, Mecque du terrorisme)

Le problème est qu'à part les dirigeants américains et les dirigeants et actionnaires des usines d'armements, cette guerre n'est désirée par personne.  
De plus, le déclenchement d'une guerre en Iran serait extrêmement dangereux quand à la stabilité des relations internationales entre pays et pourrait enflammer toute la région.
On imagine toutes les conséquences que cela pourrait avoir...

Enfin, il convient de s'interroger sur la morale de tout ça.

Les USA ne sont ils pas le premier facteur d'instabilité dans le monde aujourd'hui?
Les USA ne sont ils pas devenu le meilleur allié du terrorisme?

Si le pire devait se produire, aussi bien sous les républicains que les démocrates, il serait du devoir de tous les citoyens de se mobiliser par tous les moyens pour construire un mouvement anti-guerre et anti-impérialiste capable de stopper les fous furieux de la Maison-Blanche.



Par Les nouveaux partisans
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Mercredi 9 janvier 2008 3 09 /01 /Jan /2008 15:37

                                            Bureaucratie mortifère à la CGT : La base se rebiffe : 

Incapable d'assumer sa position de numéro 1 chez les cheminots, la centrale syndicale s'est ridiculisée vis-à-vis de SUD-rail durant le mouvement de grève contre la casse des régimes spéciaux de retraites en novembre, puis avec les négociations en décembre. 
En effet, tout comme la CFDT et FO, la CGT ne croit plus à la victoire face à la droite de combat de Nicolas Sarkozy, ce qui l'amène à "négocier les conditions de la défaite" avant même d'avoir combattue. (formule empruntée au Monde Diplomatique)
Hors si cette ligne capitulatrice a été avalisée par les adhérents de la CFDT, il n'en est pas de même vis-à-vis des adhérents de la CGT, qui n'acceptent pas cette ligne qu'il considère comme inadmissible.
L'histoire syndicale,  riche en luttes frontales menées par la CGT face au patronat est restée ancrée dans  la mémoire de nombreux militants cégétistes qui ne comprennent pas la traîtrise de leurs leaders, en premier lieu Didier le Reste, pour la CGT cheminot.
Ces militants, ayant assistés impuissants au torpillage de la grève des cheminots par leurs propres dirigeants syndicaux,  ont de plus pu admirer la combativité sans faille du syndicat SUD-Rail, qui a tenté de relancer le mouvement jusqu'au bout. 
Humiliés, désabusés, anéantis par la politique de la CGT, certains ont décidés de rester fidèles à leurs convictions et ont franchis le pas : Ils ont rendus leur carte et quittés la CGT.
Voici la lettre de démission de l'un d'eux, monsieur Yves Bernard : 


Lettre de démission d’ Yves Bernard, secrétaire CGT de la ligne 06 de la
RATP
 
Au secrétaire général de la Confédération Générale du Travail. Au
secrétaire général de la fédération CGT des transports. Au secrétaire
général de l’union des syndicats CGT de la RATP. Au secrétaire général
de la CGT métro/RER de la RATP. Aux membres de la commission exécutive
de la CGT métro/RER de la RATP. A mes camarades de lutte de la ligne 06
de la RATP.

Paris le 20 décembre 2007.

Cela fera, en juin 2008, 32 ans que je suis sympathisant actif, adhérent
et militant de la CGT.

Aujourd’hui, je ne reconnais plus la CGT, la CGT de mes parents, ma CGT.

En près de 32 ans, des coups de gueule, des incompréhensions, des
fâcheries, il y en a eu bien sûr, mais là, on atteint des sommets.
Sommets tellement élevés que des nuages d’une composition indéterminée
cachent, phoniquement et visuellement, à nos responsables qui y sont
perchés, la vallée parfois boueuse où nous pataugeons et nous nous
débattons.

La farce du préavis du 12/12/07 est la goutte qui a fait déborder la
jarre dans laquelle nageaient déjà un certain nombre de couleuvres,
particulièrement ces 12 dernières années.

Je ne reviens pas dans le détail sur les évènements de ces derniers mois
qui, ayant été débattus en AG, au sein de la section syndicale et ainsi
qu’à la CE du syndicat sont, du moins devraient être, connus de vous. Il
me reste, entre autres questionnements :

Pourquoi ce qui était inacceptable il y a peu devient-il aujourd’hui
acceptable ?

Pourquoi cette contradiction entre les articles de la presse syndicale,
démontrant que les moyens financiers existent pour la pérennité des
régimes de retraites par répartition, y compris les régimes spéciaux, et
cette mascarade de négociation dont nous ne voulions pas ?

Sur l’autel de quelles tractations sommes nous sacrifiés ?

La base s’est exprimée clairement, verbalement et par écrit, et elle n’a
pas été entendue.

Mais qu’êtes vous, qui êtes vous pour vous permettre d’ignorer
l’expression des travailleurs ?

Faut-il vous rappeler que "sans la base vous n’êtes rien" ?

Faut-il vous rappeler que sans la base vous ne seriez pas aux fonctions
que vous occupez ?

Car il s’agit bien de fonctions. Du secrétaire de section au secrétaire
général de la confédération, c’est une fonction de représentation,
d’expression de la volonté du plus grand nombre. Ce n’est pas un grade,
vous n’avez pas reçu un blanc-seing !

La CGT, comme les autres syndicats, me donne aujourd’hui l’impression de
"n’avoir qu¹un rôle de canalisation de la colère des travailleurs". De
temps en temps on organise de grands rassemblements, des manifestations
qui permettent de faire baisser la pression, pour éviter l’explosion. Et
on est supposé accepter que soit négocié l’inacceptable.

Nous sommes aujourd’hui face à un gouvernement qui, même s’il est
légitime, impose une politique à tendance totalitaire.

Alors qu’il faudrait réagir avec force aux mesures concernant les
immigrés, ces mesures qui ont un fort relent de vichysme. Alors qu’il
faudrait réagir avec force à l’imposition par décrets de réformes
mettant à mal d’énormes pans de notre système social et de nos droits
constitutionnels. Alors qu’il faudrait réagir avec force à l’approbation
par les députés du texte de constitution européenne alors que nous avons
voté contre. Alors qu’il faudrait réagir avec force à l’introduction du
privé dans nos universités. Alors que nous savons déjà que la sécu, le
régime général des retraites, notre système éducatif et tant d’autres
fondements de notre société vont être attaqués, laminés. On négocie ???

Notre démocratie, notre système républicain, notre constitution sont en
danger !!! On négocie ???

Réveillez-vous !!

Je refuse de valider vos décisions.

Aujourd’hui je démissionne, je ne fuis pas, je démissionne de mes
fonctions de :
secrétaire de section CGT ligne 06 de la RATP,
membre de la commission exécutive de la CGT métro/RER de la RATP,
délégué d’établissement,
membre du collectif B1.

Je ne reprendrai pas ma carte en janvier 2008.

Salutations

Yves Bernard



Par Les nouveaux partisans
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Lundi 7 janvier 2008 1 07 /01 /Jan /2008 18:51
                                                                  Overdose de show people?

Une première : Nicolas Sarkozy voit sa côte de popularité chuter en dessous des 50%.
Il rejoint ainsi son premier ministre fantôme (François Fillon) dans la zone rouge.
Cela devrai nous interroger sur notre "démocratie" qui voit l'homme mandaté par le peuple, en l'occurrence Nicolas Sarkozy, descendre en dessous de 50% d'opinions favorables (selon la presse) après seulement 8 mois de pouvoir. 
A ce rythme là, il touchera le fond avant la fin de son mandat.
Tout d'abord, un petit mot sur les sondages et la démocratie.
On ne fait pas vivre la démocratie dans un territoire donné en l'abreuvant continuellement de sondages sur tout et n'importe quoi.
En effet, les sondages ne représentent en rien l'opinion réelle d'une population, c'est une vague estimation, à prendre comme tel. 
Néanmoins, ce sondage est un signe : Le show people Sarkozy ne fait plus recette.
Nicolas Sarkozy, qui comptait faire diversion auprès des citoyens, remontés par les mesures anti-sociales votées contre les travailleurs et les précaires, s'est fait prendre à son propre piège.
La manoeuvre était pourtant rusée : pour faire oublier aux travailleurs et aux précaires les cadeaux fiscaux accordés à la haute bourgeoisie et les lois votées en faveur du MEDEF, Nicolas Sarkozy avait choisi d'étaler au grand jour sa vie publique, notamment sa lune de miel avec Carla Bruni et ce afin de faire "rêver" les français.
Malheureusement pour le président de la république française, les citoyens de ce pays  ne sont pas autant dépolitisés que les haut stratèges de l'UMP le pensent et le "rêve" à vite tourné au "cauchemar".
Conséquence : Non seulement la manoeuvre de diversion n'a pas fait oublier aux citoyens la politique menée par Nicolas Sarkozy en faveur de la haute bourgeoisie et du MEDEF, mais, de surcroît, les escapades luxueuses de notre président ont été très mal vécues par une grande partie des  travailleurs  de ce pays pour qui les fins de mois ne sont pas facile.  (rappel : 50% des salariés français gagnent entre 1000 et 1500 euros par mois). 
Nicolas Sarkozy a donc agacé les citoyens au lieu de leur faire penser à autre chose, cette diversion lui coûtant néanmoins 7 points dans les sondages. 
Voilà ce qu'on appelle un fiasco médiatique.
Médiatique car pour le reste, il n'y a toujours pas de réaction visible des citoyens.
Pour le moment, les 52% de mécontents ne font que grogner sur internet et ne se mettent pas réellement en action. 
Les mouvements étudiants (en cours) et cheminots (terminé), qui furent esseulés au premier semestre, attendent toujours leurs successeurs.
 
Il faut en effet que les citoyens comprennent que la démocratie, ça n'est pas voter une fois tout les cinq ans mais faire entendre sa voix, ses opinions à longueur de temps.
La démocratie de s'use que si l'on ne s'en sert pas, plus les citoyens s'en serviront quotidiennement, plus elle vivra.
Alors citoyens, c'est à vous de jouer. Tous dans la rue pour exprimer vos idées et votre refus des politiques menées actuellement.
 

"L'insurrection est un droit et un devoir quand le gouvernement viole les droits du peuple"

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Par Les nouveaux partisans
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Samedi 29 décembre 2007 6 29 /12 /Déc /2007 14:03

Nicolas Sarkozy, leader de l'UMP, la branche politique du MEDEF, contrôle t'il la majorité des médias de masse en France?

(Réflexion suscitée par le numéro spécial du Canard enchaîné de septembre dernier)

I Les grandes chaînes de télévision : 

- A tout seigneur, tout honneur, commençons par LA chaîne de télévision de masse, TF1.
Ce rouleau compresseur médiatique, qui possède LCI est la propriété de Mr Martin Bouygues, grand patron et voisin à Neuilly de Mr Sarkozy.
Autant dire que TF1 et LCI n'ont pas beaucoup d'indépendance vis à vis du gouvernement Sarkozy, le traitement médiatique infligé par ces deux chaînes à la grève des transport de novembre l'a prouvé de manière radicale.  

- Le cas France 2 n'est guère plus reluisant : non seulement cette chaîne appartient à l'état, elle est donc peu encline à taillader le gouvernement mais en plus, le président, Mr De Carolis est un proche de l'UMP depuis la présidence de Jacques Chirac. Enfin, Mme Chabot, qui gère l'émission politique "120 minutes pour convaincre" semble très attachée à Mr Sarkozy auquel elle avait gentiment offert 3h de temps de parole le soir même avant la mise en place par le CSA du temps de parole équitable entre candidats. 

- Pour France 3, chaîne publique comme France 2, on serait tenté de faire les mêmes critiques qu'à France 2. En effet, le président est le même qu'à France 2, c'est à dire Mr Patrick de Carolis, c'est à dire un proche de l'UMP. Et comme à France 2, Mme Ockrent, qui anime l'émission politique "France-Europe Express" semble plutôt favorable à Mr Sarkozy et pour cause, son mari, Mr Kouchner est ministre des affaires étrangères du gouvernement Sarkozy. 

Bref, c'est peu dire que la plupart des grandes chaînes de télévision publiques et privées sont directement ou indirectement aux mains de Mr Sarkozy.
Et dans ce créneau, on ne peut pas dire que les nouvelles chaînes d'information continu comme BFM TV soit très distante vis à vis du pouvoir, puisqu'elles appartiennent également à des amis de Mr Sarkozy (Mr Bolloré par exemple)

II La presse (quotidiens et hebdomadaires) : 

- Le Figaro, journal historiquement à droite est devenu ouvertement sarkozyste depuis son rachat par le sénateur UMP Mr Dassault. C'est peu dire que sa liberté de parole à l'égard du gouvernement est quasi nulle. 

- Le Monde, quotidien réputé de centre gauche a beaucoup évolué sous la présidence de Mr Jean-Marie Colombani. Débarqué en 2007, le remplaçant est un ancien d Neuilly et de la faculté de droit d'Assas, Mr Pierre Jeantet. Ajoutez à cela le fait que l'homme qui préside le conseil de surveillance du Monde est le très droitier Alain Minc et on comprend que le Monde fait maintenant parti de ces quotidiens assez peu critique envers Mr Sarkozy.

- Le Parisien n'est pas vraiment un journal d'intellectuels. Détenu par le groupe Amaury, lié à la droite depuis l'époque du Général de Gaulle, il a misé sur le populisme et le sensationnel pour faire triompher ce quotidien de piètre qualité. On ne peut donc pas affirmer que le Parisien constitue un quotidien d'opposition puisque ses articles sont superficiels et que le déballage de luxe de Mr Sarkozy lui offre de larges pages sensationnelles. 

- Libération, ex quotidien maoïste, pourrait être un vrai quotidien d'opposition si il n'était pas contrôlé par Mr Rothschild (une des plus grandes fortunes de France).
En effet, si Libération garde certaines valeurs et continue de dénoncer certains aspects de la politique menée par Mr sarkozy (comme sur les sans-papiers), force est de constater qu'à l'instar d'anciens maoïstes (comme son ex directeur Mr Serge July), le quotidien a accepté sans sourciller l'économie néo-libérale de marché et en ce sens, il ne peut constituer un quotidien d'opposition réellement critique envers la société d'aujourd'hui. 

- L'Humanité : L'ex organe central du PCF se pose aujourd'hui comme le seul quotidien national d'opposition. Si il reste toujours fortement lié au PCF, et donc très dépendant de la ligne politique du PCF, il n'en reste pas moins qu'il reste un  des seuls quotidiens à retranscrire certains aspects de la vie sociale comme les grèves. Il reste également un des seuls quotidiens à critiquer réellement l'économie de marché et en cela à défendre le modèle d'une société alternative au néo-libéralisme.
Le problème est la faiblesse de son tirage (à peine 50000 exemplaires par jour) dû à une  très mauvaise santé financière. C'est en effet un quotidien menacé de disparition.

- Les gratuits : Une catastrophe pour la presse écrite. Nombreux (20 minutes, Métro, Matin plus, ect...), très mal rédigés, disposant d'articles superficiels, les gratuits sont en train de tuer la presse écrite. Ceci ne serai pas si dramatique sans le fait que les gratuits sont la propriété pour la plupart d'amis de Sarkozy (comme Martin Bouygues pour Métro); ils participent donc au peu de critiques adressées à la politique menée par l'UMP. 

- Les Hebdomadaires : Si Marianne, le Canard Enchaîné et l'Humanité Hebdo peuvent être considérés à juste titre comme des hebdomadaires d'opposition, il n'en reste pas moins qu'ils ne font pas le poids face aux rouleaux compresseurs "Le Point", "l'Express" et le "Nouvel Observateur", et ce à cause de leur faible tirage et d'absence de campagnes régulières de promotion par manque d'argent. 
Pour le "Point" et "l'Express", ce n'est plus du soutien mais de l'idolâtrie vis à vis de l'actuel président. Et cela n'est pas étonnant, "le Point" étant la propriété du richissime François Pinault, sympathisant de longue date de l'UMP. Ajouté à cela une équipe de journalistes ultra-réactionnaire (Claude Imbert, BHL, Jacques Marseille, Nicolas Baverez, ect...) et on obtient un quotidien au service de l'actuel président de la république.
L'Express n'est pas en reste, un peu plus libérale économiquement que réactionnaire. Il n'en reste pas moins que cet hebdomadaire, propriété d'un important groupe de médias belge, sous la coupe de Mr Barbier (bien peu critique envers l'UMP) et de personnalités comme Mr Attali (transfuge de la gauche néo-libérale) reste bien peu critique envers la politique menée par le gouvernement Sarkozy. 
Pour exemple, l'engagement à 200% de l'hebdomadaire pour le Oui lors du référendum sur le TCE ou son récent engagement en faveur du dégraissage par Rachida Dati des tribunaux. 
Enfin, le Nouvel Observateur, autrefois réellement ancré à gauche est devenu bien fade, naviguant de la gauche néo-libérale au centrisme du Modem (qui ne sont pas très éloignés l'un de l'autre).

Le bilan de la presse écrite, quotidienne ou hebdomadaire, n'est pas très reluisant au niveau de la pluralité des opinions affichés.
Si un certain nombre de publications proposent une vision critique vis à vis du gouvernement actuel, force est de constater que les rouleaux compresseurs de type "Le Figaro" sont tous ou presque du côté du pouvoir, c'est à dire du côté de Mr Sarkozy, ceci étant grandement préjudiciable quand à l'expression d'opinions pluralistes sur notre territoire. 

III Internet (sites politiques et forum, blog, ect...) : 

Internet est sans conteste le média de masse le plus à l'abri de la pensée unique pour la simple et bonne raison qu'il est tout simplement impossible de contrôler cet outil tant son espace de diffusion est grand. De plus, la gratuité de publication sur la plupart des sites ouvrent les portes d'internet à la plupart des citoyens. 
Néanmoins, si une vraie liberté d'expression existe sur Internet, force est de constater que les partisans de l'UMP ne se gênent pas pour exploiter l'outil internet. On note de même une certaine censure sur les commentaires en réponse aux articles des quotidiens en ligne (exemple : Le Parisien.fr, Libération.fr)
Les sites des grands partis politiques, comme l'UMP et le PS, jouissent grâce aux médias d'une renommée qui les placent en numéro 1 des sites politiques visités.
Mais l'UMP possède, outre son site internet, une kyrielle d'associations et de syndicats dit "apolitique" qui sont en réalité sous sa botte. La plus connue est sans conteste "Liberté Chérie" suivie de "Stop la grève".
Bref, même sur Internet, pourtant bien plus ouvert au niveau de la pluralité des idées, il existe des moyens de se mettre à la une, et l'UMP en use à merveille. (Souvenez vous du roi des blogeurs qui annonçait son ralliement à Nicolas Sarkozy durant la présidentielle). 

Conclusion : 

La pluralité des opinions est un pilier de toute démocratie qui se respecte.
Au vu de l'action de nos médias de masse, en grande partie sous l'influence des réseaux de Mr Sarkozy, la pluralité des opinions est devenue un mythe.
Ceci est extrêmement grave pour la santé démocratique de la société française. 
Mais, malheureusement, elle n'est pas la seule à souffrir de la "pensée unique", c'est toute l'Europe et un grand nombre de pays dans le monde qui subissent cet état de fait. 
Alors que faire face à ça? 
Le débat est ouvert. Je n'aurais pas l'arrogance de proposer LA solution mais je tenais juste à faire remarquer que la parole rete le meilleur moyen de communiquer.
Ce qui s'est passé lors des grèves de transport de novembre 2007 reste à méditer : les gens ont recommencés à se parler entre eux. 
Il serait dommage de ne pas continuer à se reparler dans le métro car plus que les médias, la communication de citoyen à citoyen reste le meilleur moyen de faire circuler l'information et d'éviter la propagande...

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"La démocratie  ne s'use que si on ne s'en sert pas"








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